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mercredi 23 octobre 2013

19-20/10/13 - Varanasi (Bénarès)


Bénarès … Waow, ça décoiffe!

Nous avons passé moins de 48h à Bénarès mais je pourrais vous écrire un roman sur notre passage dans cette ville.

Bénarès, ou Varanasi en indien, c'est "LE" lieu sacré de l'hindouisme. Le Gange, c'est ce fleuve dégueulasse (à en vomir) mais "pur" (si si!!!), dans lequel les hindous vont effectuer leurs ablutions rituelles pour se purifier l'âme. Dans les rues de Bénarès, c'est sale, c'est le bordel, ça pue, c'est bruyant, il y a des vaches (et donc des bouses) partout, des familles qui transportent le corps d'un proche décédé vers le Gange pour sa crémation, … très réjouissant, n'est-ce pas!? Et pourtant, nous y avons passé 2 journées très intéressantes.

Nous sommes arrivés en début d'après-midi à la guesthouse, assez en forme malgré le trajet de nuit et nous sommes partis explorer cette ville mystérieusement intense.

La guesthouse étant très bien située, après 2 minutes de marche, nous arrivons à un des Ghâts (volée de marche qui descend dans le fleuve) principaux de la ville. Ça y est, nous sommes face au Gange. Il y a des vendeurs de fleurs et autres qui se sont installés là pour l'après-midi et quelques pèlerins qui se purifient dans l'eau d'une splendide couleur "brun caca". On nous propose un tour en bateau sur le fleuve, nous refusons car nous avons prévu de le faire le lendemain matin, au lever du soleil, le meilleur moment pour observer les ablutions.



 
Ensuite, nous nous rappelons que nous sommes samedi et le Routard nous disant que le "Chowk" (labyrinthe de ruelles commerçantes très étroites où c'est un plaisir de se perdre afin d'observer la vie des locaux) est pratiquement désert le dimanche, nous nous lançons. En effet, on s'y perd et la vie y est très intense. J'ai très peu de photos car ce n'était pas évident du tout de sortir son appareil et de s'arrêter. Nous marchons, nous avançons et après un moment, nous nous retrouvons à nouveau au bord du Gange, pas loin du Ghât où ont lieu les crémations.


Le Routard nous dit ceci: "Mourir à Varanasi est le vœu le plus cher pour celui qui a la foi. […] En principe, tout hindou qui meurt à Varanasi a l'assurance de voir son âme monter au ciel – puis d'y rester-, sans passer par le cycle sans fin des renaissances. C'est pour cela que Varanasi se révèle être une ville de la mort. Il n'est donc pas rare de rencontrer des vieillards, assis sur le bord du Gange, attendant leur fin prochaine."

Si vous avez du mal à comprendre pourquoi nous avons envie d'aller voir les crémations, je vous suggère de vous arrêter ici et de reprendre votre lecture aux prochaines images. Par contre, si votre ouverture d'esprit vous pousse à découvrir les curiosités de ce monde, suivez-nous!

Donc, nous ne sommes pas loin du Ghât des crémations et demandons notre chemin à deux flics pour y arriver. Ils nous invitent à les suivre et après 5 minutes, nous y sommes. Devant nous, il y a 5 corps en train de brûler, un tas de brancards en bambou qui ont servi à amener les défunts jusqu'ici (il y a entre 250 et 300 crémations chaque jour), quelques bateaux chargés de bois de sental au bord du fleuve et des gens très occupés à organiser les crémations.

Une crémation se déroule ainsi: la famille amène le corps recouvert de très beaux tissus et de fleurs, sur un brancard, en traversant les petites ruelles et une fois arrivés au Ghât, ils plongent le corps dans le Gange. Ensuite, ils remontent sur la rive pour déposer le corps à terre et enlèvent tout ce qu'ils ne brûleront pas: les fleurs, les tissus décoratifs, les cordes qui maintiennent le corps attaché au brancard. A partir de ce moment, le visage du défunt est visible, la famille lui remplit la bouche d'eau du Gange. Ils soulèvent le corps et le déposent sur un bûcher qui vient d'être préparé. La famille recouvre le corps d'encens et d'un épais liquide jaunâtre (je n'ai pas pensé à demander ce que c'était) en priant. Un des proches du défunt, qui s'est préalablement rasé le corps entier et vêtu de blanc afin d'être pur, tourne 5 fois autour du corps (une fois pour chaque élément dont l'être humain est constitué: terre, air, feu, eau, âme) puis met le feu au bûcher. Le corps a besoin de 2h30 à 3h pour brûler entièrement, à l'exception du crâne et du bassin. Pendant que les corps brûlent, quelques hommes s'occupent de remuer le feu, rabattre les jambes une fois que le corps a rétréci et à la fin, ils prennent le bassin du défunt avec un bâton, le donnent au mari, frère, fils (celui qui a mis le feu au bûcher, toujours un homme), qui le lance dans le Gange. Ensuite, ce même homme brise un pot en terre cuite rempli d'eau sur le bûcher et la famille s'en va.

En une bonne heure, nous avons pu observer toutes les étapes de la crémation vu qu'il arrive des corps continuellement. C'était fascinant. Nous étions très proches des bûchers et donc vraiment plongés dans l'ambiance. C'est étrange pour nous de voir le visage d'un défunt pendant qu'il brûle, de voir les proches qui observent le feu, fiers de pouvoir libérer l'âme de leur proche au bord du Gange. La seule chose qui nous a dérangés, c'est l'odeur du bassin à moitié consumé qui se répand au moment de le donner au proche qui va s'en débarrasser. Sinon, il n'y a aucune odeur vu qu'ils utilisent du bois de sental.

Il faut également savoir que le rituel de la crémation sert à purifier l'âme avant de la laisser s'en aller. L'âme d'un nouveau-né/enfant ou d'une vache étant considérée comme pure, le corps n'a pas besoin d'être brûlé avant d'être laissé au Gange …

Je n'ai aucune photo à vous montrer, évidemment.

Après cela, nous sommes retournés au premier Ghât pour observer la Puja, cérémonie qui a lieu tous les soirs.



Le lendemain à l'aube, nous avons rencontré un jeune couple de français bien sympathiques, avec qui nous avons fait un tour en bateau sur le Gange. Les pèlerins sont au rendez-vous pour leurs ablutions matinales.






 
Ensuite, nous sommes allés déjeuner avec le couple français et finalement nous avons passé la journée ensemble, à flâner, à s'imprégner de la ville. Ils seront également à Kathmandu d'ici quelques jours donc nous allons probablement les revoir. Ça nous ferait plaisir, ce sont de belles personnes, des gens simples.














Voici pour notre court passage à Bénarès. En route pour Calcutta, dernière étape en Inde!

A+


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Eccoci a Bénarès,o Varanasi, la citta del Gange, per gli induisti, il fiume sacro.

Il nostro programma ci ha costretti a restare meno di 48 ore in questa città ma vi posso garantire che, nonostante il tempo trascorso per le piccole vie che seguono la sponda del Gange sia stato molto breve, avremmo da parlare per ore ed ore di quello che abbiamo visto o provato!

Vorrei precisare che questa città é veramente unica ed importantissima per gli induisti, é qui che vengono o sognano di morire. Chi appartiene a questa religione desidera, dopo essere morto, essere purificato nel fiume e cremato sulle sue sponde.

L'impatto con la città non é stato semplice, arrivati alla stazione abbiamo incontrato un ragazzo della guest house dove avevamo prenotato che ci ha accompagnato fino a destinazione. Il nostro accompagnatore non sapeva molte parole di inglese e questo, aggiunto al fatto che il percorso dalla stazio all'hotel fosse lungo, caotico e per stradine di volta in volta piu' piccole , sporche e meno trafficate, non ci faceva sentire certamente a casa! Varansi é una citta dura, per strada girano mucche e persone che fanno i propri bisogni ovunque, a volte l'odore é talmente forte e disgustoso che diventa  impossibile riuscire a respirare, trovi gente ovunque che chiede l'elemosina ed altri seduti o sdraiati ai bordi delle strade o del fiume in attesa di morire. Spesso per le vie che portano al Gange incontri gruppi familiari in processione che portano il loro caro defunto al fiume, come dicevo prima, qui basta poco tempo per vedere molte cose!

La guest house era posizionata a poche decine di metri dal fiume e da uno dei GATH più importanti della città. I gath sono gli accessi al fiume ovvero delle vere e proprie scalinate che terminano nel fiume e che la gente percorre per entrare in acqua e compiere le abluzioni. E' veramente incredibile assistere a queste scene impossibili da capire se non si crede a questa religione. Il fiume é marrone, sporco e ovunque si vedono gli scarichi della città riversarsi nell' acqua, nonostante questo le persone vi entrano, ci si lavano il corpo, i denti, addirittura bevono quell'acqua che ai loro occhi é sacra.

Una volta raggiunto il gath Sarah ed io veniamo subito avvicinati da diverse persone che ci propongono di fare un giro in barca fiancheggiando le sponde del fiume ma decidiamo di rifiutare ed aspettare l'indomani mattina visto che l'alba é il momento migliore della giornata per assistere alle abluzioni.

Decidiamo quindi di recarci ad un altro gath famoso per le cremazioni, per raggiungerlo percorriamo i  "Chowk" (piccoli labitrinti di vicoli stretti pieni di negozietti) nei queli é piacevole perdersi seguendo le ondate di gente che vi camminano. Chiediamo informazioni sulla direzione da seguire a due poliziotti che come noi camminavano per le stradine i quali ci invitano a seguirli e cosi', dopo circa 5 minuti e scortati dalla polizia, ci ritroviamo davanti ad uno scenario veramente unico………5 corpi posizionati su altrettante pire di legno stanno bruciando sulla sponda del fiume.

I parenti o amici trasportando il corpo del defunto/a fino al gath della cremazione su di una lettiga costruita con canne di bambu. La salma é coperta da veli e parei spesso arancioni o rossi con bordi dorati. Una volta raggiunto il fiume il corpo viene immerso nell'acqua per essere purificarto, dopodiche viene trasportato davanti ad una pira di legno di Sental preparata in precedenza. Vengono tolti i veli che coprono il corpo fino a lasciare la salma coperta solamente dagli abiti normali (a partire da questo momento é visibile anche il viso). I familiari sollevano il defunto, lo posizionano sopra la catasta di legna e successivamente cominciano a posizionargli attorno vari incensi. In diverse zone della pira vengono rovesciate sostanze infiammabili per aiutare la combustione. Un corpo impiega dalle 2h30 alle 3h per bruciare e in media vengono bruciati dai 250 ai 300 corpi al giorno (giorno e notte senza mai fermarsi). Prima di appiccare il fuoco il parente più prossimo deve girare 5 volte attorno alla salma, un giro per ogni elemento naturale (acqua, fuoco, terra, aria e etere) e la fiamma che darà il via alla cremazione deve provenire dal fuoco di un altra pira, una sorta di fiamma sacra.
Quando la cremazione sarà terminata i pochi resti rimasti verranno presi e gettati nel fiume da colui che ha acceso il fuoco che infine dovrà riempire un urna di terracotta con l'acqua del Gange per poi lanciarla sulle ceneri ancora calde del defunto.  

Siamo rimasti circa un ora in silenzio ad osservare queste cerimonie ed in questo lasso di tempo abbiamo avuto la possibilità di vedere tutte le varie fasi di questo rituale che viene seguito con il massimo rispetto e senza eccessive manifestazioni di tristezza dai parenti e amici presenti. Quando un defunto viene purificato nel Gange e cremato sulle sue sponde la sua anima sale in cielo, per gli induisti non c'é benedizione più grande e questo permette loro di affrontare la scomparsa della persona cara con una tranquillità per noi quasi sconvolgente.

Lasciato il luogo delle cremazioni siamo tornati al gath vicino la nostra guest house per assistere alla Puja, una cerimonia in onore del fiume che si svolge tutte le sere verso le 18.30.

La mattina seguente come già accennato siamo partiti all'alba per un giro in barca sul Gange insieme ad una simpatica coppia di francesi, incontrata sul posto, con i quali abbiamo poi trascorso l'intera giornata a gironzolare un po qua e la. La sera ci siamo recati alla stazione dove abbiamo trascorso circa 7 ore aspettando il treno per Calcutta, ultima tappa del nostro tour in India, ma questo é il prossimo capitolo quindi………….

Ciao a tutti e alla prossima ;-)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Vedere con i propri occhi, vivere di persona certe situazioni come state facendo voi, costituisce un'esperienza unica, ineguagliabile, indimenticabile.
Leggendo i vostri resoconti e guardando le fotografie, anche da casa si respira il profumo dell'avventura.
Buon viaggio ragazzi.
Pa, ma e Gio.