Le Cambodge a décidé de nous séduire lors de notre dernière étape. Nous avons passé quelques jours bien agréables à Kampot, petite ville bien sympathique qui se développe apparemment assez vite, mais pas trop mal.
L'endroit est paisible, les gens sont cools et souriants. Nous nous sommes dit que les voyageurs qui arrivent au Cambodge par le Vietnam et commencent par ici seront probablement direct sous le charme du pays. Kampot, c'est vraiment bien, c'est même presque propre. Et en plus, on y mange bien.
Si nous avons tant apprécié nos derniers jours au Cambodge, c'est surtout grâce à notre petit tour dans la région. Nous sommes allés voir des champs de sel: splendide! Ensuite, une plantation de poivre, vraiment intéressant et pour finir, le marché aux crabes de la ville de Kep, expérience assez amusante.
Les champs de sel: La quantité de sel que vous voyez sur les dernières photos peut déjà être ramassée 3 à 4 jours seulement après avoir rempli le bassin d'eau de mer.
Après le sel, le poivre! Je n'ai pas de photo d'ensemble de la plantation, j'étais trop curieuse d'aller voir ça de près. Je n'avais aucune idée de comment poussait le poivre ni de comment on obtient les différents poivres: vert, blanc, noir et rouge. Les 4 sortes proviennent du même arbre.
Poivre vert: Le poivre est cueilli lorsqu'il est encore vert et est cuisiné ainsi, frais, dans les 4 jours. Ou un peu plus tard s'il est conservé dans l'eau, l'huile, ...
Poivre rouge: Si on ne cueille pas le poivre lorsqu'il est vert, il devient rouge et peut être cueilli pour être séché quelques jours afin d'obtenir le poivre rouge que nous connaissons.
Poivre blanc: C'est du poivre rouge duquel on a retiré la peau.
Poivre noir: Il s'agit de poivre cueilli vert qui a séché une semaine au soleil.
| La fleur de poivre est minuscule. |
| Poivre qui sèche au soleil. |
Le jeune homme qui a fait le tour de la plantation avec nous nous a expliqué la différence entre leur poivre (ferme organique) et le poivre qu'on trouve bon marché en ville. Les premiers utilisent des déjections de chauves-souris (pour le poivre même) et de vaches (pour l'arbre) comme fertilisant et font 1 récolte de 2 à 3 kg de poivre par an par arbre. Il nous a également expliqué ce qu'ils utilisent pour repousser les insectes qui mangent les feuilles mais j'ai oublié. Les fermes non organiques utilisent toutes leurs saloperies chimiques et font 3 récoltes de 6 à 8 kg de poivre par an par arbre. On nous a montré les 4 mentions qui doivent figurer sur l'emballage du poivre afin d'être sûrs d'acheter du poivre organique. Maintenant, on comprend mieux les différences de prix entre les différents poivres qu'on avait vus dans les magasins de Kampot. On a adoré avoir toutes ces informations, c'était vraiment intéressant.
Ensuite, direction Kep et son marché aux crabes, où on trouve ... Du poivre!
Mais aussi des crabes, évidemment! C'est très vivant comme endroit (comme tous les marchés aux poissons, je pense).
| Le business du crabe est une affaire de femmes! |
| Les crabes achetés sont ébouillantés avant d'être donnés au client. |
Et sur ce marché, vous pouvez aussi acheter du poisson séché ou du poisson grillé. Nous avons choisi la deuxième option. Ici, on vous sert le poisson sans couverts et il n'a pas été nettoyé avant d'être cuit. Ça ne nous a pas posé problème. Par contre, d'autres touristes avaient l'air un peu dégoûtés et sont venus nous demander si on avait mangé sans couverts. Heu ... oui, avec les doigts ça marche aussi Monsieur!
| Luca négocie notre poisson! |
| Et voilà, délicieux! |
Avant de clôturer le Cambodge, il faut que je vous parle d'un truc. La mode cambodgienne est au pyjama! Est-ce que j'ai loupé un truc? Je veux dire, le vrai pyjama, celui en pilou mais porté la journée. En Europe vous faites ça aussi?
A+
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